La région Auvergne-Rhône-Alpes
Boucle cyclo : La Combe de Savoie
SavoieMontBlanc-Daugeron
Montmélian

Boucle cyclo : La Combe de Savoie

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La Combe de Savoie réserve bien des surprises à qui sait s’y aventurer : entre les vignes ancestrales qui forgent le paysage et les villages des piémonts, vous serez agréablement saisi par ce parcours facile et loin des grandes circulations.
Au départ de Montmélian, c’est par l’ancienne route Sarde que vous entrez rapidement et pleinement au cœur des vignes du piémont des Bauges, là où poussent dit-on les meilleurs cépages de Savoie ! L’occasion certainement de revenir pour découvrir des viticulteurs passionnés et remplir un peu plus votre cave. Au pied de la Dent d’Arclusaz, vous arrivez à Saint-Pierre d’Albigny, où vous apercevez un peu plus loin la forteresse de Miolans dominant les entrées des vallées de la Tarentaise et de la Maurienne. Une petite pause s’impose à la base de loisirs du Lac de Carouge pour se ressourcer avant de poursuivre sur l’autre versant de la Combe de Savoie à la découverte de jolis hameaux ruraux édifiés en hauteur, à l’écart des débordements du fleuve Isère. La route est belle et serpente paisiblement avant le retour sur Montmélian, où la visite du Musée de la Vigne et du Vin vous permettra de devenir incollables sur les productions viticoles de Savoie.

Description

Balisage départemental : La Combe de Savoie N°45 bleu

Praticable : du 01/01 au 31/12 tous les jours.
Praticable hors période d’enneigement et en fonction des conditions climatiques. Se renseigner au préalable auprès de l’Office de tourisme sur les conditions du moment.

Mél : tourisme@coeurdesavoie.fr

  • Départ : Montmélian
  • Communes traversées : Montmélian, Arbin, Cruet, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Pierre-d'Albigny, Châteauneuf, Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier, Planaise et La Chavanne

Les 15 patrimoines à découvrir

  • cimetière_paysager
    cimetière_paysager - ocoli
    Patrimoine culturel

    Cimetière paysager

    Un cimetière paysager, appelé également cimetière jardin ou cimetière végétalisé, est un lieu où l’occupation végétale est plus importante que le minéral. Les allées sont généralement en gravillon, enherbées et arborées. Parfois, celles-ci sont composées de mares, fontaines ou ruisseaux.
    Il est possible de se promener paisiblement dans ce cimetière. C'est un lieu de recueillement que chacun peut s'approprier pour une promenade.

  • Exploitations viticoles à Montmélian
    Exploitations viticoles à Montmélian - © A.Mollard / PNRMB
    Patrimoine culturel

    Vigne-conservatoire de Montmélian

    En 2014, un projet innovant voit le jour à Montmélian : le développement d’une vigne-conservatoire. Sous l’impulsion des bénévoles du CAAPG (Centre d’Ampélographie Alpine Pierre Galet) qui ont recherché activement les meilleurs plants viticoles, et de la commune de Montmélian qui a libéré un terrain pour développer le projet, le suivi scientifique assuré par des structures régionales et nationales permet aujourd’hui sa pérennisation. L’objectif principal étant de préserver les parcelles plantées qui renferment un code génétique particulier. Sur ces parcelles, trois cépages différents ont été privilégiés : la Mondeuse (cépage noir qui était le plus développé en Savoie avant les ravages causés par le Phylloxera à la fin du XIXe siècle), l’Altesse (aussi appelé Roussette, ce cépage aurait été rapporté selon la légende par un duc de Savoie alors qu’il était allé combattre pour l’empire romain d’Orient) et le Persan (aussi connu sous le nom de Bequet, sa culture est abandonnée après la crise du Phylloxera avant de reprendre au début des années 2000).

  • Exploitations viticoles au niveau d'Arbin
    Exploitations viticoles au niveau d'Arbin - © A.Mollard / PNRMB
    Patrimoine culturel

    Les exploitations viticoles

    Les vignes que l’on peut apercevoir aujourd’hui appartiennent au vignoble de la Combe de Savoie. Elles s’étendent sur 850 hectares situées sur les 8 communes viticoles du Parc du massif des Bauges : Chignin, Francin, Montmélian, Arbin, Cruet, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Pierre-d’Albigny et Fréterive. On compte environ 30 caveaux de dégustation La présence de ces vignes a été attestée dès l’époque romaine, pour être ensuite marquées par les nombreux événements historiques de la Combe de Savoie. Autrefois, elles appartenaient en majorité aux nobles et ecclésiastiques de Chambéry et Grenoble. A l’issue de la Révolution Française, ce sont ensuite les bourgeois qui rachèteront ces vignes. A la fin du XIXe siècle, la crise du Phylloxera a permis de faire découvrir aux viticulteurs savoyards la technique du greffage sur plan américain. Les travaux d’endiguement de l’Isère ont permis à la vigne de s’étendre et de se développer, mais également de devenir la propriété de paysans baujus, qui possédaient des vignes sur les piémonts ouest. Aujourd’hui, les sols calcaires des coteaux méridionaux portent toujours ces cépages, empreints d’un climat doux, donnant des vins d’une grande diversité. Les coteaux plantés sont de différents cépages savoyards, dont le Chignin, la Mondeuse, le Gamay ou plus spécifiquement : la Jacquère, le Persan, l'Altesse... Les vins de Savoie sont classés AOC depuis 1973. Cette appellation a permis à ces vins de gagner en notoriété, qui est aujourd’hui forte sur le territoire.

  • Église Saint-Laurent, caractérisée par un style néo-roman
    Église Saint-Laurent, caractérisée par un style néo-roman - © A.Mollard / PNRMB
    Patrimoine culturel

    Église Saint-Laurent

    Au XIXe siècle, la Savoie a connu un profond mouvement de reconstruction des églises paroissiales, de manière inégale selon les diocèses. Ces nouvelles constructions constituent un marqueur paysager et ont une valeur patrimoniale importante pour les habitants des communes, qu’elles soient rurales ou urbaines. L’église Saint-Laurent, appelée communément l’église de Cruet, est caractéristique du dernier grand style architectural de ce siècle : le néo-roman qui succède au néo-gothique. Elle a été construite selon les plans de l’architecte Laurent Faga entre 1896 et 1899, et expose un style architectural particulier s’inspirant de l’art byzantin (tapisseries intérieures et façades extérieures souvent colorées et scintillantes conférant un aspect luxueux) ainsi que de l’art roman (primauté accordée à l’arc plein cintre notamment). L’intérieur de l’église est cependant davantage associé au style néo-gothique.

  • Exploitations viticoles à proximité du château de Verdun
    Exploitations viticoles à proximité du château de Verdun - © A.Mollard / PNRMB
    Patrimoine culturel

    Le patrimoine vignoble de Cruet

    L’exploitation viticole de Savoie s’étend sur environ 2000 hectares à l’échelle du département, et sur approximativement 600 hectares à l’échelle du périmètre du PNRMB, soit sur les piémonts du massif des Bauges. Sur ces piémonts, six crus spécifiques sont produits dont celui de Cruet. La commune est un territoire viticole de longue date, du fait notamment de son exposition plein sud offrant des conditions favorables pour la culture de la vigne. Sont produits ici les trois cépages savoyards les plus emblématiques et les plus anciens avec : la Jacquère (cépage blanc tardif caractéristique d’un vin frais et léger), l’Altesse (aussi appelé Roussette, ce cépage aurait été rapporté selon la légende par un duc de Savoie alors qu’il était allé combattre pour l’empire romain d’Orient) et la Mondeuse (cépage noir qui était le plus répandu en Savoie avant les ravages causés par le Phylloxera à la fin du XIXe siècle).

  • Vue sur la propriété du château du Chanay
    Vue sur la propriété du château du Chanay - © A.Mollard / PNRMB
    Patrimoine culturel

    Château du Chanay

    Ancienne maison forte datant de l’époque médiévale, les vestiges du château du Chanay sont encore observables aujourd’hui. Etant sous statut de propriété privée, il est difficile de le percevoir en intégralité. Ne sont visibles ici que la tour carrée qui daterait de la fin du XIVe siècle, une partie du château en ruines, ainsi que l’entrée de la propriété symbolisée par un portail. Cette ancienne maison forte était intégrée à un ensemble défensif composé des châteaux du Verdun et de la Rive, ainsi que de la tour du Chaffard.

  • Château de Verdun, avec les vignes sur la gauche
    Château de Verdun, avec les vignes sur la gauche - © A.Mollard / PNRMB
    Patrimoine culturel

    Château de Verdun

    Le château de Verdun, également appelé château de Verdon, est un ancien château fort construit au XIIIe siècle puis restauré et modernisé par la suite. Il était possédé à l’origine par la famille Verdon, famille vassale des sires de Miolans, et faisait partie d’un ensemble défensif composé du château de la Rive, de la maison forte du Chanay et de la tour du Chaffard. Propriété privée, ce château est intégré dans un environnement sublime à proximité des exploitations viticoles, et est facilement observable aujourd’hui même si les visites ne sont pas ouvertes au public.

  • Belvédère sur la vallée de l'Isère
    Belvédère sur la vallée de l'Isère - © B. Tiberghien / PNRMB
    Point de vue

    Belvédère sur la vallée de l'Isère

    Depuis cette première halte, vous découvrirez un magnifique panorama sur la vallée de l’Isère, dominée par les massifs du Grand Arc et de la Lauzière. Laissez votre imagination divaguer, comme autrefois le cours de l’Isère : avant l’endiguement, vers 1850, l’Isère était un fleuve en tresses parsemé d’îles et de marécages …

  • La halte du Pic vert
    La halte du Pic vert - © B. Tiberghien / PNRMB
    Patrimoine naturel

    Halte du pic vert

    Au niveau de la deuxième halte, le pic vert vous accueille et vous raconte sa vie et celle de ce vallon autrefois forestier, puis cultivé, et aujourd’hui partagé entre vigne et friche. Un paradis pour les oiseaux !
  • Sandales de moines, au belvédère du château de St Philippe
    Sandales de moines, au belvédère du château de St Philippe - © B. Tiberghien / PNRMB
    Patrimoine culturel

    Les sandales des moines

    En contrebas du banc, entre les arbres, apparait le château de Saint Philippe, nommé ainsi en l’honneur des reliques de l’apôtre qui se trouvaient dans le prieuré bénédictin d’origine.
    Dès le 12è siècle, les bénédictins défrichent des terres et cultivent la vigne à grande échelle. Le vignoble de Saint Philippe approvisionne alors jusqu’aux évêques de Grenoble !

  • Vue sur le plan d'eau du Chomet et sur la mosaïque de milieux
    Vue sur le plan d'eau du Chomet et sur la mosaïque de milieux - © A.Mollard / PNRMB
    Patrimoine culturel

    Mosaïque de milieux

    Les piémonts méridionaux du massif des Bauges sont caractérisés par une grande diversité de milieux naturels et anthropiques. Intimement liées à l’activité viticole qui est très développée sur les versants de basse et moyenne altitude du rebord méridional du massif des Bauges, ainsi que sur la Combe de Savoie, les pelouses sèches ont un rôle très important. Elles sont tout d’abord propices à la sauvegarde de la biodiversité en préservant des espèces floristiques et faunistiques comme les orchidées, les oiseaux ou encore certains reptiles. Elles constituent ensuite une composante structurante pour les activités humaines. En effet, le climat particulier qui prévaut dans ces espaces (climat sec et chaud avec une forte exposition au soleil) favorise le développement des exploitations viticoles entre autres. L’enjeu étant de parvenir à la gestion de milieux divers, les activités agricoles sont également préservées, et les pelouses sèches peuvent être intégrées dans certaines exploitations d’élevage, comme les systèmes bovin viande ou caprin lait par exemple. L’intégration de ces pelouses dans les exploitations agricoles permet une gestion plus flexible de ces dernières, qui en contrepartie d’une faible productivité associée, peut favoriser une certaine diversité floristique utile à la biodiversité. C’est pourquoi les piémonts sud du massif des Bauges sont caractérisés par une mosaïque de milieux, mêlant exploitations viticoles, agricoles et pastorales, mais aussi des milieux naturels protégés.

  • Le banc "qui parle" des Allobroges
    Le banc "qui parle" des Allobroges - © B. Tiberghien / PNRMB
    Patrimoine culturel

    Les chaussures de cuir des Allobroges

    D’origine celte, les Allobroges occupent l’avant pays alpin dès 450 avant Jésus-Christ.

    Ils sont les premiers à cultiver la vigne déjà présente à l’état sauvage dans cette large vallée qui deviendra la Combe de Savoie.

  • Quand le glacier occupait toute la combe de Savoie !
    Quand le glacier occupait toute la combe de Savoie ! - © C. Lansigu / PNRMB
    Patrimoine naturel

    Un paysage d'origine glaciaire

    Le territoire savoyard s’est trouvé sous les glaces durant des dizaines de milliers d’années. La dernière glaciation, qui débuta en -80 000, laisse des traces d’un glacier en Combe de Savoie jusqu’en -11 000. En se retirant lentement le glacier a abandonné d’importantes quantités de roches, arrachées aux sommets et aux versants, qui forment aujourd’hui les moraines, modelant ainsi la vallée glaciaire qui s’étend d’Albertville à Montmélian. Ces amas de roches, les cônes de déjection torrentiels ou encore les éboulements accidentels, constituent un terroir propice à l’implantation de la vigne.
  • Jeune pied de vigne tout juste greffé
    Jeune pied de vigne tout juste greffé - © CIVS
    Patrimoine culturel

    Le Phylloxera, fléau du XIXe siècle

    A la fin du XIXe, le vignoble de la Combe de Savoie est touché par la crise du Phylloxera.
    Ce petit puceron arrivé d’Amérique du Nord atteint l’ensemble du vignoble savoyard dès 1890. Il pique mortellement les racines des ceps ainsi que les feuilles et s’avère impossible à détruire. La seule solution consiste à arracher les plants et à en greffer de nouveaux sur des souches américaines insensibles aux pucerons. Les cépages les plus fragiles disparaissent pour laisser place à des variétés hybrides, les ceps replantés sont alignés en palissage pour faciliter le travail. Les pentes les plus raides sont laissées à l’abandon et le vignoble se développe plus bas.

  • Point de vue sur la Combe de Savoie peu après les Grangettes
    Point de vue sur la Combe de Savoie peu après les Grangettes - © A.Mollard / PNRMB
    Point de vue

    Point de vue sur la Combe de Savoie

    La Combe de Savoie est un relief remarquable qui traduit la limite entre 2 domaines géologiques très différents : le massif des Bauges à l’ouest et le massif de Belledonne à l’est. Le terme combe, s’il est d’usage ici, est toutefois mal approprié car il distingue normalement une réalité géologique sensiblement différente. La combe marque ici la zone de décollement (de mouvements) entre des séries sédimentaires de couvertures (les Bauges constituées principalement de couches sédimentaires marines) et le socle cristallin (Belledonne) appartenant à la croûte continentale européenne (sous forme d’écaille, détachée lors de la collision alpine). La couverture sédimentaire s’est plissée lors de ces mouvements relatifs pour donner naissance, entre autres, aux synclinaux perchés du massif, comme par exemple celui de l’Arclusaz (la couverture sédimentaire se décolle, se plisse et s’écaille en surface alors que la croûte continentale s’enfonce par subduction vers l’est). Le contraste rhéologique (séries argileuses très tendres à l’ouest, roches cristallines très résistantes à l’est) et la fragilisation des roches dans cette importante zone de mouvements tectoniques, ont déterminés un premier réseau hydrographique qui a ensuite concentré les écoulements de glace lors des différentes périodes glaciaires. La glace (plus de 1000 m d’épaisseur) a surcreusé la Combe de Savoie pour lui donner sa largeur actuelle. Les différences de dureté des roches coté Bauges se traduisent par un versant présentant des ressauts au niveau des couches dures (barres calcaires sous le château de Miolans par exemple). Après le retrait des glaciers, une partie de la dépression fut comblée sur plusieurs dizaines ou centaines de mètres par des alluvions de l’Isère et de ses affluents. La vallée acquiert alors sa morphologie actuelle à fond plat dans laquelle divague l’Isère (avant son endiguement en 1860). C’est donc aujourd’hui essentiellement une zone de transit des alluvions. Les différents stades glaciaires ont laissé des terrasses morainiques à différentes hauteurs. L’évolution post glaciaire des versants a quant à elle nappé les pentes d’éboulis et de colluvions qui viennent parachever le modelé topographique actuel, responsable de l’étagement des productions agricoles et des terroirs qui les conditionnent.


Météo


Profil altimétrique


Recommandations

Le transport ou la promenade des animaux sur les voiries doivent respecter le code de la route et l'obligation de maintien en laisse.

Carte vélo Explore Savoie disponible à l'office de tourisme.


Accès routiers et parkings

Stationnement :

Avenue de Savoie

À proximité
15


Source

Agence alpine des territoireshttp://www.agate-territoires.fr